Qui sont les enfants qui seront détenus dans le nouveau centré fermé ?

La Plate-forme Mineurs en exil n’est pas au courant des détails du projet du gouvernement. Le Secrétaire d’État à l’Asile et la Migration affirme que les familles qui s’échappent d’une maison de retour seront ensuite détenues dans le nouveau centre fermé en vue de leur éloignement forcé (voir p. ex., la note de politique générale). Lors d'une réunion au Parlement flamand le 18 mai 2017, un collaborateur de l'Office des étrangers indiquait que les familles qui sont arrêtées à la frontière et qui ne demandent pas l'asile seront également immédiatement enfermées dans le nouveau centre fermé.

En ce moment, différentes catégories de familles avec enfants mineurs se trouvent dans les maisons de retour. 

Il s’agit en majeure partie de familles qui ont fait une demande d’asile en Belgique, après leur arrivée à l’aéroport de Bruxelles. Une partie de ces familles attend une décision, et/ou un éventuel transfert vers un autre pays européen, dans le cadre de la procédure Dublin.[1] La Plate-forme Mineurs en exil demande depuis longtemps que les familles qui demandent l'asile ne soient pas détenues, même pas en maison de retour, mais qu’elles soient prises en charge dans les centres ouverts pour demandeurs d’asile, tout comme d’autres demandeurs d’asile.

D’autres familles qui sont également détenues dans les maisons de retour sont des familles résidant en séjour irrégulier sur le territoire. Certaines d’entre elles avaient introduit une ou plusieurs demandes d’asile pour lesquelles elles avaient reçu une décision négative. La Plate-forme Mineurs en exil demande que ces familles ne soient détenues en maison de retour qu’en ultime recours, après une analyse approfondie de chaque cas. De plus, la pratique des maisons de retour doit être davantage améliorée et renforcée.

Les familles avec enfants ne doivent jamais être détenues en centre fermé.

Nous refusons que des enfants soient enfermés dans notre pays, uniquement en raison de leur statut migratoire ou celui de leurs parents ou tuteur. Nous voulons que tous les enfants soient traités comme des enfants, soient libres, qu'ils et elles soient soigné∙e∙s et protégé∙e∙s, et qu'ils et elles puissent jouir des mêmes droits (cliquez ici pour accéder à notre position complète).

 

[1] Pour avoir une idée du nombre de familles détenues en maison de retour pour chaque catégorie, voir le rapport annuel de Myria (Centre fédéral Migration Myria, 2016. Migration en chiffres et en droits, 2016).

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