C’est officiel : en janvier 2018, notre pays recommencera à enfermer des enfants innocents

15.11.2017 - Theo Francken annonce que le centre fermé pour familles avec enfants sera opérationnel dès janvier 2018.

Dans quelques semaines, des enfants innocents seront mis derrière les barreaux pour la seule et unique raison de leur statut migratoire ou de celui de leurs parents, alors que la Belgique avait cessé cette pratique depuis 2008. C’est ce qu’a annoncé Theo Francken, secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, dans sa note de politique générale du 19 octobre 2017. Cette note est discutée en ce moment au Parlement.  

Dans cette note, M. Francken rappelle son projet de détenir des familles avec enfants en séjour irrégulier. Un centre fermé qui serait « adapté » aux besoins d’enfants est en train d’être construit près de Brussels Airport, à côté du centre déjà existant, le centre 127bis. Au total, il y aura cinq unités, trois pour détenir des familles de maximum six personnes, et deux pour détenir des familles de maximum huit personnes. Précisons que c’est la première fois que nous avons une information précise quant à la date d’ouverture de ce centre fermé.

Nous rappelons que la détention n’est jamais dans l’intérêt de l’enfant, et que des recherches ont démontré l’impact négatif de la détention sur le développement, la santé et le bien-être des enfants. De plus, un très grand nombre d’expert∙e∙s se sont prononcés contre la détention des enfants, et des études ont montré que la détention n’améliorait pas la collaboration entre la famille et les autorités. Nous sommes également toujours fortement préoccupés par la durée de détention prévue dans ce centre fermé, et par les « types » de familles qui seront concernées.

Nous appelons une nouvelle fois le gouvernement à faire le choix de ne pas détenir d’enfants pour des raisons migratoires. Il est possible d’avoir une politique de retour sans enfermer des enfants, comme le montrent les cas de l’Allemagne et de l’Espagne, par exemple. Faisons ce choix.

Car : On n’enferme pas un enfant. Point.

 

Une campagne de

Unicef
Mineurs en exil

En partenariat avec

Caritas
Ciré
Vluchtelingenwerk Vlaanderen
JRS
Amnesty